Billy
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1
Totem : "Je suis quelqu’un qui existe vraiment quand il danse."
Il ne se sent exister que quand il danse et fait des claquettes. Il ne sait pas dire ce qu’il ressent, mais il sait le danser.
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2
Plus grande peur : peur du rejet.
Il est terrorisé à l’idée que son père, son frère et tout le quartier le rejette s'ils le voient danser (surtout qu'il vient déjà de perdre sa mère). De perdre tout ce qu'il connaît finalement. De là découle directement son Plus gros défaut :
↳ Plus gros défaut : il attaque avant d'être attaqué.
Il est plutôt agressif et sur la défensive, mais c'est lié à sa peur d'être rejeté : il sabote la relation ou la situation en amont, pour garder un semblant de contrôle. C’est son moyen (dysfonctionnel) de tenir cette peur du rejet à distance.
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3
Carapace : le “petit dur” du quartier.
Il adopte les codes virils de son environnement. Cette Carapace lui permet de "justifier" son Plus gros défaut et de survivre dans un monde qui méprise tout ce qui ressemble à de la fragilité, tout en justifiant ses explosions de colère comme de la simple “mauvaise humeur”.
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4
Objectif initial : continuer à tenir sa place de “bon fils” dans ce monde-là.
Au départ, il veut juste être un “bon fils” qui ne complique pas la vie de son père en pleine grève.
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5
Contradiction : être le fils qu’on attend vs devenir celui qu’il sent qu’il est en dansant.
Tout l’arc de Billy consiste à décider s’il trahit son milieu en suivant ce qu’il est, ou s’il se trahit lui-même en restant là où on l’attend.
Totem C’est ce que le personnage est au plus vivant : son noyau, sa force, son identité profonde. C’est sa qualité principale qu'il mettrait en avant : “Je suis quelqu’un de…”. Au fil de l’histoire, il devra soit assumer ce Totem aux yeux de tous, soit le réorienter, soit y renoncer — et dans ce cas-là, faire en plus le deuil d’une certaine image de lui-même.
Plus grande peur C’est la peur centrale, intime, existentielle, que le personnage fuit plus que tout. C’est sa vulnérabilité profonde, celle qu’il cherche à ne surtout pas revivre, toucher ou révéler. De cette peur découle souvent son Plus gros défaut : la manière concrète, visible, l'adjectif montrant comment cette peur déborde dans son comportement. Il ne maîtrise ni l'une, ni l'autre. Mais il devra l'affronter en séquence 6.
Carapace C’est ce que le personnage met en place pour cacher sa Plus grande peur. Donc ça il la maîtrise. Sa Carapace est visible, sociale, maîtrisée : c’est la manière dont il se présente au monde, le rôle qu’il joue, l’image qu’il donne, ce qu’on pourrait dire de lui dans son dos. Elle lui permet soit de "justifier" son Plus gros défaut, soit de le camoufler. Il commencera à l'abandonner après le Midpoint, en séquence 5.
Objectif initial C’est ce que le personnage croit devoir obtenir pour aller mieux. Cet objectif s’incarne dans une action précise : décrocher ce poste, reconquérir cette personne, gagner ce procès, sauver cette réputation, quitter cet endroit… Il est souvent déterminé depuis sa Carapace, et constitue donc régulièrement une fausse piste - qui sera aussi abandonnée au Midpoint, avec l'échec du Premier plan.
Contradiction C’est ce qui, en lui, tire dans un autre sens. Elle complexifie son fonctionnement, empêche le personnage d’être monolithique, et crée une tension interne que le récit va mettre au travail. Elle aide aussi à incarner concrètement le thème de l’histoire.
